Guy CREQUIE, France. (en frances)
Le poème : « J’ai eu un rêve «
Perte de repères et de valeurs Fracas des discours politiques Se grimer d’apparence Pour plaire à son supérieur hiérarchique Obscurités du vocabulaire d’entreprise Enonciation hiératique de tel leader religieux L’humain de cette fin de siècle Se bringuebale perdu dans le brouillard Des illusions ou des déceptions
J’ai eu un rêve Celui de l’arpège d’identités complémentaires Celui des rires frondeurs Des saisons ensoleillées Lorsque la terre gronde Sous les pas des citoyens décidés De donner à notre société
Les voix argentines Ont une autre saveur Que les cris gutturaux des propos militaires De la peur qui tenaille De la mort qui déferle Dont le silence déchire Les corps déchiquetés, dénudés Brisés par la main hideuse De la haine de l’autre L’oubli de l’espèce humaine Une et indivisible
Pour une seule terre, un seul cosmos Pour le genre humain universel Image d’Uranie aux couleurs vives A la Thébaïde Succéderont les joies rutilantes Les têtes heureuses Nimbées de la lumière d la vie
J’ai eu un rêve En ce début de millénaire Folie ou lucidité d’appel Pure chimère ou raison d’espérer L’agir est la seule voie De rejoindre le ciel sur la terre Pour la responsabilité humaine Héritiers de survie Codécideurs du futur.
Copyright Guy CREQUIE
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Por lobitogabriel - 12 de Febrero, 2007, 8:26, Categoría: poesia
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